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Choeurs André Caplet - Naissance des Choeurs


          
                 NAISSANCE DES CHŒURS  ANDRE CAPLET

         



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                                                                 une société orphéonique




   A- ORIGINE DE L’ORPHEON AU XIX IEME SIECLE
 
            Jusqu’à la fin du XVIII ème siècle, il n’y avait guère eu d’institutions de chant collectif en dehors des Eglises, des Monastères et de quelques Chapelles Princières. Et encore, ces assemblées d’hommes et d’enfants, d’où les femmes étaient exclues, étaient uniquement composées de professionnels.
                Propagateur de l’enseignement mutuel de la musique dans les écoles de la ville de Paris dès 1815, c’est Guillaume BOCQUILLON, dit WILHEM, qui imagina la réunion en un seul chœur de chanteurs amateurs recrutés dans toutes les classes de la société. C’est à lui que l’on doit la création en France de Sociétés Chorales populaires, nommées ORPHEONS depuis 1835.
 
                A  partir de 1848, on constate la formation de ces groupements dans plusieurs villes de Province. Composées uniquement de voix masculines, ces formations, qui connaîtront également un grand succès dans tous les pays européens, ont suscité un foisonnement de chœurs pour voix d’hommes.
         Quantité de grands concerts et défilés furent organisés. Ils pouvaient rassembler jusqu'à des milliers de choristes devant des dizaines de milliers d'auditeurs.


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                                                                 Extrait du Petit Journal le 5 mars 1867


  En 1850 au Havre, Mr R. March créa l’Orphéon Havrais qui devint l’Union des Travailleurs, le Choral Havrais … Ce sont là les ainés de la Lyre Havraise.    
       
   
   B- LA LYRE HAVRAISE
 
      Au Havre, en Octobre 1864, dans l’élan de ce mouvement, Auguste Blavet, autodidacte musicien et typographe, fonde la Société Orphéonique « La Lyre Havraise » qui fut autorisée par arrêté préfectoral le 23 Novembre 1864.
 
       Il permit à un groupement composé uniquement de voix d’hommes de disposer d’une tessiture de trois octaves, autorisant une harmonie pour quatre voix, allant de la basse profonde au fort ténor,  réalisant un instrument de très belle tenue, et d’un effet unique en son genre.

                             cac_naissancechoeurs_blavet.JPGAuguste BLAVET  Directeur-Fondateur

                Dès 1865, la Lyre obtient de francs succès dans les concours. En 1868, son audience est telle que l’on fait appel à Mr .Blavet pour organiser le grand concours musical du Havre réunissant plus de 6000 exécutants venus de toute la Normandie, de Paris et même de Belgique.

                                                    cac_naissancechoeurs_banniere.jpg             La bannière de La Lyre Havraise                                                                          

                   En 1873, La Lyre avait atteint le plus haut classement dans la hiérarchie orphéonique (première division, Section 1), puis en 1876, elle accède à la division Excellence nouvellement créée.
                En 1887, Auguste Blavet fatigué et vieillissant cède la direction de la société à Adolphe TURBOT qui la dirigera de façon magistrale : en 1892, La Lyre Havraise est déjà l’un des plus célèbre orphéons de France.
                En 1897, les Lyriens  sont applaudis à tout rompre lors d’une invitation d’Edgar Faure, Président de la République et ancien Lyrien, dans les grands salons de sa propriété présidentielle.
                 C’est à Léon BELLONCLE (arrière grand-père de Jean Legoupil, actuel directeur artistique des Chœurs André Caplet) en 1902 qu’Adolphe TURBOT confiera sa baguette. Comme BLAVET et TURBOT, BELLONCLE sera une des figures les plus nobles qui aient jamais honoré une société.

cac_naissancechoeurs_leonbelloncle.jpg  Léon BELLONCLE  Officier de l’Instruction Publique

                 

 
               En 1914, après cinquante années d’activité et de triomphe sous l’impulsion de directeurs très actifs, l’art de la Chorale atteignit la perfection : 294 concerts et auditions diverses, 53 concours au palmarès impressionnant, 122 Prix dont 101 Premiers Prix.
             Le 2 Août 1914, les Lyriens en âge de porter les armes sont partis et en l’absence de BELLONCLE, TURBOT reprend du service pour diriger de rares concerts au profit des Œuvres de guerre. Celle-ci se prolonge et La Lyre restera en sommeil jusqu’en 1920 où, lors d’un banquet fraternel, Léon BELLONCLE accepte de reprendre la direction et c’est à nouveau l’aube d’une belle période.
                Vers 1927, forte de 120 exécutants, la Société possède maintenant une maitrise proche de celle des plus belles années d’avant 1914. Les choristes sont tous animés d’un même idéal : revenir vainqueur dans les tournois, battre ses concurrents. Triompher, la noble tâche, la gloire sont des termes que l’on retrouve dans toutes les chroniques de l’époque. Sans oublier ceux de charité, bonnes œuvres, secours, pauvreté, nécessiteux, veuves, orphelins…
                En 1934, la chorale est arrivée à ce stade de perfection qui ne laisse aucune chance à l’adversaire dans les concours, elle trouve le champ libre dans les rencontres internationales.
                Léon BELLONCLE cède la direction à Lucien CARPENTIER en 1938, continuateur rêvé de la grande lignée des directeurs qui menèrent la chorale aux plus hauts sommets.
                En  Septembre 1939, la  seconde guerre mondiale débute. En 1940, les répétitions sont devenues impossibles à cause des alertes et des bombardements et le 5 Septembre 1944 se produit la destruction totale du local de répétition  ainsi que pianos, harmonium, partition, trophées et bannières.
                Dès lors, malgré des efforts soutenus, l’avenir n’est plus assuré : manque d’assiduité, cours de solfège non suivis, baisse des effectifs.
                Le 27 Septembre 1959, mort de Lucien Carpentier ; cette perte sera irréparable. Lucien Carpentier était le dernier des grands directeurs  issus de la belle et grande époque de l’Orphéon ; sa disparition marque le début d’une période difficile qui déjà se préparait (indifférence des jeunes, vieillissement de l’ensemble, disparition de vieux sociétaires ayant fait les beaux jours de La Lyre.
                Dans les années 70, le répertoire a vieilli, et la musique moderne n’est pas favorable à la voix chantée, les compositeurs mêmes s’en désintéressent. Pour tenter de résoudre cette crise, accentuée par le déséquilibre des parties chantantes, une assemblée générale a lieu le 12 Octobre 1976. Les sociétaires à une forte majorité acceptent de convertir la Lyre en Chorale Mixte.
                Cela ne suffit pas pour survivre et le 16 février 1979, la dissolution de l’ensemble vocal est prononcée.

 
  Retenons que la Lyre Havraise dont la devise était «Art et Bienfaisance » et forte de 140 hommes en 1936, est la Société Chorale la plus primée de France.
               
               
Les lignes en italique des deux chapitres précédents sont extraites de l’excellent exposé sur l’historique de La Lyre Havraise depuis son origine, ouvrage de Georges DUMOUCHEL, dernier Président honoraire de la célèbre Société Chorale. L’intégralité de ce document est disponible  au  CHRH    (Centre Havrais de Recherche Historique)  dans les bulletins de liaison n° 38 et N° 39 (mars et juin 1992).
 
   


    C- LA GAMME




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       Chorale La Gamme et l’Orchestre André Caplet sous la direction de Jean Lefebvre





              Cette société chorale est aussi l’histoire d’un professeur de musique né à Rouen le 3 Aout 1898, Jean Lefebvre, qui à l’âge de 10 ans est admis à la Maitrise Saint Evode de Rouen où se déroulent ses études scolaires et musicales. A l’âge de quatorze ans il est nommé titulaire de l’orgue de chœur de l’Eglise Notre-Dame du Havre.
                A la démobilisation de la première guerre mondiale, de retour au Havre, une belle carrière musicale s’ouvre à lui. En 1927, il est appelé à diriger la Chorale des Dames de la Société de propagande musicale qu’il transforme en 1938 en société chorale mixte : La Gamme.
                Concerts et prix s’enchaînent avec entre autres Le Messie de Haendel (1947), Rédemption de César Frank (1953), deux premiers prix au concours international de Tours (1954), premier prix au concours d’honneur de Chateauneuf-en-Thymerais (1956).


                                                     cac_naissancechoeurs_bannigamme.jpg


                                        
                Le 7 Septembre 1978, La Gamme, réunie en assemblée générale, entérine le retrait de Jean Lefebvre de la direction de la chorale après quarante années de dévouement.
               Jean Legoupil, alors co-directeur se voit confié cette responsabilité et dirige dès le 19 Novembre un concert comprenant deux psaumes de Lili Boulanger et le Requiem de Gabriel Fauré.
                Signe précurseur, le 10 Décembre, La Gamme et La Lyre Havraise honoreront en commun Sainte Cécile en l’Eglise Sainte-Anne du Havre.
                Les difficultés de recrutement se font cruellement sentir en particulier dans le pupitre ténor et comme devait le souligner Monsieur Thomas, Président de La Gamme, « la solution la plus juste, la plus réaliste qui tiendrait compte des intérêts de La Gamme et du passé prestigieux de la Lyre Havraise, c’était d’envisager la création d’une société commune ».
                 Ces deux ensembles ayant toujours entretenus par le passé de profonds liens d’amitiés ayant donné naissance à des concerts communs, La Damnation de Faust de Berlioz (mars 1949), Les Béatitudes de César Frank (1951) et plus tard « la Passion selon Saint Jean » et « la Passion selon Saint Matthieu » de J.S Bach à la cathédrale de Rouen.


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       D- NAISSANCE DES CHŒURS ANDRE CAPLET


     < C’est en 1978 que ces deux plus anciennes chorales du Havre se mirent presque simultanément en quête d’une nouvelle direction musicale et s’adressèrent à une même personne pour lui proposer leur projet : la volonté de rajeunir l’esprit,  les méthodes, le répertoire, bref de faire du nouveau.
     A une époque où déjà on connaissait de sérieux problèmes de recrutement, particulièrement dans les pupitres d’homme, Jean Legoupil eut l’idée de former une seule et même chorale qui  prit officiellement, en mars 1979, le nom de Chœurs André Caplet en hommage au génial compositeur havrais. >
                                                                                                                        Article d’André Soret*
  *  André Soret, ancien musicien et chanteur des Choeurs André Caplet, offre fréquemment à la chorale ses talents littéraires dans le cadre de la communication extérieure.
 
      La présidence des Choeurs sera placée sous la responsabilité de Madame Suzanne Malot qui oeuvrera jusqu'en 2006.


Sources
* Coupures de presse du quotidien Havre Libre de 1948 à 2004.
* Coupures de presse du quotidien Le Havre de 1979 à 1999.
* Les Chœurs André Caplet : « 10 ans d’activité ». Archive interne.
* « L’histoire de la Lyre Havraise » de Georges Dumouchel.
* « Livre d’Or de la Lyre Havraise », 70 ans de vie artistique 1865-1933.
                Ouvrage collectif non daté
*Archives personnelles de choristes des Chœurs André Caplet.
*Anciennes coupures de presse d’origines inconnues.


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Date de création : 21/11/2008 @ 12:09
Dernière modification : 04/06/2014 @ 11:12
Catégorie : Choeurs André Caplet
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